Aller au contenu

Genou MediBilbao Salud

Entorse du genou : symptômes, gravité et prise en charge

Une entorse du genou est une lésion d’un ou de plusieurs ligaments du genou après un traumatisme. Sa gravité va du simple étirement à la rupture complète, et la douleur ne suffit pas à la mesurer. Ce guide s’appuie sur les pages d’ameli.fr (Assurance Maladie) consacrées à l’entorse du genou pour expliquer les mécanismes, les symptômes, les gestes immédiats, le bilan, la rééducation et la place de la chirurgie, sans calendrier de reprise universel.

Thème
Kinésithérapie
Mis à jour
Temps de lecture
9 minutes
Relu par
Dr Itziar Gotxi Erezuma · Médecin ORL · Ordre des médecins de Biscaye n° 484809757

Les ligaments du genou et la définition de l’entorse

Selon ameli.fr, une entorse du genou est l’atteinte d’un ou de plusieurs ligaments de cette articulation à la suite d’un traumatisme. Les ligaments, faits de tissus fibreux très résistants, assurent la stabilité du genou. Il y en a quatre :

  • le ligament latéral interne (ou collatéral médial) et le ligament latéral externe (ou collatéral latéral), sur les côtés du genou ;
  • les ligaments croisés antérieur et postérieur, au centre de l’articulation, entre le fémur et le tibia.

Le genou comprend aussi le cartilage, deux ménisques (des coussinets en forme de croissant qui absorbent les chocs), la capsule et la membrane synoviale. Les muscles, reliés aux os par les tendons, participent à la stabilité. Une entorse touche les ligaments : ce n’est pas la même chose qu’une lésion d’un tendon ou d’un ménisque, même si ces lésions peuvent être associées.

Torsion, hyperextension ou choc : comment survient l’entorse

ameli.fr décrit deux grands types de mécanismes. Le traumatisme direct est un choc sur le genou, par exemple contre un tableau de bord lors d’un accident. Le plus souvent, l’entorse fait suite à un traumatisme indirect :

  • une torsion, la jambe en appui et le pied bloqué au sol, surtout dans les sports dits « en pivot » (football, ski, rugby, sports de combat) ;
  • une hyperextension, par exemple en frappant dans le vide au lieu du ballon ; le ménisque peut aussi être atteint ;
  • une pression sur le côté du genou, comme le poids d’un adversaire, qui peut ajouter une atteinte des ligaments latéraux à celle des croisés.

Au ski alpin, ameli.fr indique que les entorses du genou représentent près d’un tiers des accidents, et que le mauvais réglage des fixations en explique 43 %.

Une gravité variable et des lésions parfois associées

L’entorse peut être bénigne (simple étirement d’un ligament), moyennement grave (déchirure partielle de quelques fibres) ou grave (rupture totale d’un ligament). La gravité dépend aussi du ligament touché :

  • les lésions isolées d’un ligament latéral, le plus souvent l’interne, sont en général de moindre gravité ;
  • les lésions d’un ligament croisé, le plus souvent l’antérieur, isolées ou associées à une atteinte d’un ligament latéral ou des ménisques, sont toujours graves, car elles rendent le genou instable ;
  • dans les cas les plus sévères, plusieurs ligaments sont rompus et le genou sort de son axe : c’est une luxation du genou.

Ce guide traite de l’entorse du genou dans son ensemble. La rupture d’un ligament croisé, la luxation de la rotule ou une lésion du ménisque ont leurs propres particularités, qui sont à voir avec le médecin. Pour une douleur sans traumatisme net, notre guide sur la douleur au genou donne d’autres repères.

Symptômes : douleur et gonflement ne mesurent pas la gravité

ameli.fr cite comme symptômes habituels :

  • un craquement du genou au moment de l’accident ;
  • une douleur violente, ressentie comme une déchirure ;
  • une sensation de déboîtement : le genou semble partir sur le côté puis revenir en place ;
  • une sensation d’instabilité ;
  • un gonflement du genou, parfois une boiterie ou une impossibilité de s’appuyer sur la jambe et de marcher.

Ces signes ne sont pas toujours présents et ne sont pas proportionnels à la gravité. ameli.fr précise que la douleur peut être modérée lors d’une entorse grave et intense lors d’une entorse bénigne, et que le genou peut ne pas gonfler. Un genou peu douloureux n’exclut donc pas une lésion importante.

Protection immédiate et quand consulter

Juste après le traumatisme, ameli.fr recommande d’arrêter immédiatement l’activité ou le sport, car la lésion peut s’aggraver. Les gestes suivants correspondent au protocole « GREC » (glace, repos, élévation, compression) :

  • mettre le genou au repos en évitant l’appui sur la jambe blessée ;
  • refroidir le genou avec de l’eau fraîche ou de la glace enveloppée dans un linge propre, jamais directement sur la peau ;
  • poser un bandage sans trop serrer ;
  • surélever la jambe si le genou gonfle.

Il faut consulter un médecin le jour même si les symptômes sont inquiétants. Si la gêne est très modérée, sans sensation d’instabilité ni de déboîtement, ameli.fr indique que l’on peut patienter un à deux jours en appliquant ces conseils, puis consulter son médecin traitant si les symptômes persistent. Ce repos du premier moment ne signifie pas qu’il faudra immobiliser le genou ensuite : la suite dépend du bilan.

Examen clinique et imagerie selon le bilan

Le diagnostic est essentiellement clinique. Le médecin fait raconter les circonstances de l’accident et les symptômes, observe la marche, puis examine le genou : recherche d’une mobilité anormale (laxité), d’un épanchement dans l’articulation ou d’un hématome sur le trajet des ligaments latéraux. Selon ameli.fr, cet examen permet en général un diagnostic précis des lésions.

Les examens complémentaires servent surtout à éliminer une fracture ou à décider de l’utilité d’une opération. Des radiographies sont nécessaires après un traumatisme du genou comme un accident de la voie publique, pour vérifier l’absence de fracture ou d’arrachement osseux. Une IRM, qui analyse ligaments, cartilages et ménisques, peut être prescrite dans certaines situations : elle n’est pas présentée comme systématique. Les tests de laxité sont des gestes d’examen à laisser au professionnel, pas un test à faire soi-même.

Appui, contention et soulagement de la douleur

Pour une entorse bénigne ou de gravité moyenne, ameli.fr indique qu’il est déconseillé d’immobiliser complètement le genou et que l’appui sur la jambe peut être conservé. Le traitement repose sur une mobilisation précoce avec appui autorisé, des médicaments contre la douleur, le glaçage et, si nécessaire, une rééducation. Une genouillère ou une orthèse articulée peut diminuer les douleurs et faciliter une reprise précoce des activités en sécurité.

Pour une entorse grave, une attelle peut être nécessaire, pour une courte durée afin d’éviter la raideur et la perte de force musculaire ; la rééducation commence rapidement. La pose d’un plâtre est généralement inutile.

Contre la douleur, ameli.fr cite un antalgique simple ou un anti-inflammatoire non stéroïdien. Ces médicaments ont des contre-indications et des règles d’usage ; les anti-inflammatoires sont à éviter en cas d’infection suspectée. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien et lisez la notice.

Une rééducation adaptée à la gravité et aux besoins

Selon ameli.fr, la rééducation vise à retrouver une mobilité normale du genou, la force musculaire et le fonctionnement global (debout, lors des sauts, à la course) pour permettre la reprise des activités. L’entorse bénigne guérit grâce au traitement médical et ne nécessite pas, en général, de rééducation. L’entorse moyennement grave et surtout l’entorse grave nécessitent des séances qui peuvent durer jusqu’à quatre mois.

Le rééducateur explique les gestes à éviter et les exercices à faire chez soi entre les séances. Sans opération, la rééducation se fait le plus souvent au cabinet du kinésithérapeute. Pour une rééducation de l’adulte après le diagnostic médical, l’équipe de kinésithérapie de notre centre de Bilbao peut évaluer la fonction du genou et adapter les séances (les consultations se déroulent en espagnol). Nous ne réalisons ni imagerie ni chirurgie.

Ce que les sources nuancent

  • Chirurgie : ameli.fr indique que le traitement médical est le seul envisagé pour les entorses bénignes et moyennes, qu’il peut suffire pour une entorse grave ou précéder une opération. La ligamentoplastie peut être nécessaire en cas d’entorse grave, comme une rupture d’un ligament croisé, selon la gravité des lésions après bilan, la profession et les activités. Une entorse grave n’impose donc pas automatiquement une opération.
  • Moment de l’opération : quand elle est décidée, elle a lieu peu après l’accident, une fois la douleur et le gonflement diminués, ou le plus souvent à distance. Opérer en urgence un genou inflammatoire expose à des complications comme la raideur.
  • Repos ou mouvement : le repos et l’absence d’appui concernent les premiers gestes ; ensuite, pour les entorses bénignes et moyennes, la mobilisation précoce avec appui est recommandée.
  • Dates : la page d’ameli.fr sur le traitement date de juillet 2024, celles sur la définition et les symptômes de juillet 2026.
  • Durée : les sources ne donnent pas de délai de guérison valable pour tous ; seule la durée de la rééducation (jusqu’à quatre mois pour les entorses moyennes et graves) est indiquée.

En résumé : une reprise progressive, sans délai universel

L’entorse du genou touche un ou plusieurs des quatre ligaments. Sa gravité va de l’étirement à la rupture, et les lésions d’un ligament croisé sont toujours graves. Les symptômes ne reflètent pas la gravité : c’est l’examen médical, complété si besoin par des radiographies ou une IRM, qui la précise. Le traitement est le plus souvent médical, avec appui et mobilisation précoces pour les formes bénignes et moyennes, une rééducation selon la gravité et, dans certains cas graves, une ligamentoplastie.

Selon ameli.fr, l’entorse ne laisse habituellement pas de séquelles importantes après traitement. Quand la guérison est incomplète, une raideur modérée ou une instabilité peuvent persister, et cette instabilité favorise à long terme l’arthrose du genou. Pour la consultation, notez comment l’accident s’est produit, le craquement ou le déboîtement éventuels, l’évolution du gonflement, ce que vous pouvez faire ou non, et les activités que vous souhaitez reprendre.

Questions fréquentes sur l’entorse du genou

Ces réponses sont des informations générales et ne remplacent ni un examen ni un avis médical personnalisé.

Comment soigner une entorse du genou ?

D’abord arrêter l’activité, glace, repos, élévation et bandage léger. Ensuite, le traitement dépend de la gravité : le plus souvent médical, avec mobilisation précoce, contention si besoin et rééducation pour les entorses moyennes et graves.

Peut-on marcher avec une entorse au genou ?

Juste après l’accident, il est conseillé d’éviter l’appui. Après le bilan, pour une entorse bénigne ou moyenne, ameli.fr indique que l’appui peut être conservé. Pour une entorse grave, c’est le médecin qui décide.

Combien de temps dure la récupération ?

Il n’existe pas de délai universel. L’entorse bénigne ne nécessite en général pas de rééducation ; pour les entorses moyennes et graves, les séances peuvent durer jusqu’à quatre mois.

Comment confirme-t-on le diagnostic ?

Par l’examen clinique : récit de l’accident, analyse de la marche, recherche d’une laxité, d’un épanchement ou d’un hématome. Des radiographies sont faites après certains traumatismes pour éliminer une fracture.

Faut-il toujours une IRM ?

Non. Selon ameli.fr, l’IRM peut être prescrite dans des situations particulières, notamment pour analyser les ligaments, les cartilages et les ménisques, ou avant de décider d’une opération.

Une rupture impose-t-elle une opération ?

Pas forcément. Le traitement médical peut suffire pour une entorse grave. La ligamentoplastie se discute selon les lésions, l’âge, l’instabilité du genou, la profession et les activités.

Sources

  1. ameli.fr (Assurance Maladie) · Lésions des ligaments du genou : l’entorse et ses causes, 07/07/2026
  2. ameli.fr (Assurance Maladie) · Symptômes et bilan d’une entorse du genou, 07/07/2026
  3. ameli.fr (Assurance Maladie) · Traitement de l’entorse du genou, 07/07/2024

Ce guide est une information générale et ne remplace pas un avis médical. Le diagnostic et le traitement dépendent de votre examen et de vos antécédents. En cas d’urgence, appelez le 112 ou les services d’urgence de votre pays.