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Électromyogramme : déroulement, douleur et résultats

Votre médecin vous a prescrit un électromyogramme et vous vous demandez comment il se passe ? Cet examen étudie le fonctionnement des nerfs et des muscles, en deux parties : de petites stimulations électriques sur les nerfs et, souvent, une fine aiguille dans certains muscles. Ce guide s’appuie sur deux pages du Manuel MSD (version pour le grand public, 2025 et mai 2026) pour décrire le déroulement, les sensations, le compte rendu et les limites de l’examen, et pour vous aider à préparer vos questions.

Thème
Neurophysiologie
Mis à jour
Temps de lecture
7 minutes
Relu par
Dr Itziar Gotxi Erezuma · Médecin ORL · Ordre des médecins de Biscaye n° 484809757

À quoi sert un électromyogramme ?

Le Manuel MSD explique que l’électromyographie et les études de la conduction nerveuse aident les médecins à déterminer si une faiblesse musculaire ou une perte de sensibilité vient d’une lésion :

  • d’une racine nerveuse, par exemple après une hernie discale au cou ou au bas du dos ;
  • d’un nerf périphérique, par exemple dans le syndrome du canal carpien ou une atteinte des nerfs liée au diabète ;
  • de la jonction entre nerf et muscle, comme dans la myasthénie ;
  • du muscle lui-même.

Le médecin le prescrit en fonction de vos symptômes, par exemple des fourmillements ou une faiblesse. Ce n’est pas un examen de routine pour toute douleur.

Les deux parties : conduction nerveuse et aiguille

L’étude de la conduction nerveuse mesure la vitesse à laquelle les influx circulent dans les nerfs moteurs ou sensitifs. Selon le Manuel MSD, un faible courant électrique est délivré par des électrodes posées sur la peau, ou parfois par des aiguilles le long du nerf, et l’on mesure le temps mis par l’influx pour arriver au muscle. Le nerf peut être stimulé plusieurs fois de suite pour étudier la jonction nerf-muscle.

L’électromyographie (EMG) à l’aiguille consiste à introduire une petite aiguille dans un muscle pour enregistrer son activité électrique au repos, puis pendant la contraction. L’ensemble est souvent appelé électroneuromyogramme (ENMG). Le médecin choisit, selon l’indication, les nerfs et les muscles à tester : toutes les parties ne sont pas toujours nécessaires.

Avant l’examen

Les sources consultées ne détaillent pas de préparation particulière. Suivez les consignes écrites que vous remet le service qui réalise l’examen ; si vous n’en avez pas reçu, demandez-les au moment de prendre rendez-vous.

Pensez à signaler à l’équipe les médicaments que vous prenez, notamment ceux qui fluidifient le sang, et tout appareil implanté. N’arrêtez aucun traitement de vous-même pour l’examen. Apportez l’ordonnance, le courrier du médecin et vos examens précédents (IRM, comptes rendus), qui aident à cibler les nerfs et muscles à étudier.

Déroulement pas à pas

Le Manuel MSD décrit les deux temps de l’examen :

  • Conduction nerveuse : le médecin place un capteur adhésif sur la peau au-dessus du nerf étudié, puis stimule une autre partie du nerf par un petit choc électrique ; une machine mesure la vitesse du signal.
  • EMG : le médecin place une fine aiguille dans le muscle ; elle est reliée à une machine qui enregistre l’activité électrique pendant que le muscle est au repos puis sollicité. On vous demandera de relâcher puis de contracter le muscle.

Le Manuel MSD précise que l’EMG demande l’expertise d’un médecin spécialiste, qui choisit les nerfs et les muscles à tester et interprète les résultats, contrairement à certains examens réalisés par des techniciens.

Ce que l’on ressent

Selon le Manuel MSD, les aiguilles et les petits chocs électriques peuvent être inconfortables ou douloureux, et des ecchymoses (bleus) peuvent apparaître ensuite. Les chocs de la conduction nerveuse donnent une sensation brève de décharge et peuvent faire bouger le muscle ; l’aiguille de l’EMG se sent au moment où elle est placée et quand le muscle se contracte.

Le ressenti varie d’une personne à l’autre et selon les zones testées. N’hésitez pas à dire à l’équipe si une étape est difficile : elle peut vous expliquer chaque geste avant de le réaliser.

Durée

Les sources consultées ne donnent pas de durée pour l’électromyogramme. Elle dépend du nombre de nerfs et de muscles à étudier, et donc de la question posée par votre médecin : un examen limité à un nerf du poignet n’a pas la même durée qu’un bilan des quatre membres.

Demandez une estimation au service lors de la prise de rendez-vous, notamment si vous devez organiser un transport ou une absence au travail.

Après l’examen

Le Manuel MSD signale que de petits bleus peuvent apparaître aux endroits des aiguilles. Les sources consultées ne décrivent pas d’autres précautions après l’examen.

Les résultats sont interprétés par le médecin qui a réalisé l’examen, puis transmis à votre médecin prescripteur sous forme de compte rendu. Les sources ne précisent pas de délai : demandez sur place quand et comment vous recevrez le compte rendu.

Comprendre le compte rendu

Le Manuel MSD explique que, normalement, un muscle au repos n’a pas d’activité électrique, et que l’activité apparaît à la contraction, proportionnellement à l’effort. L’électromyogramme est anormal si la faiblesse vient d’une racine nerveuse, d’un nerf, de la jonction nerf-muscle ou du muscle, et chaque type de problème donne un profil d’anomalies différent.

Une conduction nerveuse lente peut traduire l’atteinte d’un nerf, comme le canal carpien, ou de nombreux nerfs à la fois (polyneuropathie), comme dans le diabète. Une réponse musculaire qui faiblit après des stimulations répétées oriente vers un problème de jonction nerf-muscle. Le compte rendu s’interprète toujours avec vos symptômes et l’examen clinique, par votre médecin.

Limites d’un résultat normal

  • Petites fibres : le Manuel MSD indique que la vitesse de conduction peut être normale si les nerfs atteints sont petits et sans gaine de myéline ; l’examen détecte souvent mal les lésions des nerfs de la douleur ou des nerfs autonomes.
  • Cerveau, moelle, racines, muscles : la vitesse de conduction est normale si le trouble ne touche que ces structures ; c’est l’aiguille de l’EMG qui peut alors apporter des informations.
  • Pas un examen d’imagerie : l’électromyogramme étudie le fonctionnement des nerfs et des muscles, pas leur forme ; il ne remplace ni une IRM ni l’examen clinique.

Un électromyogramme normal ne veut donc pas toujours dire qu’il n’y a rien : il répond à une question précise. D’autres examens, comme une biopsie de peau, peuvent être proposés selon la situation.

En résumé : questions à poser au prescripteur

L’électromyogramme associe une étude de la conduction nerveuse et, souvent, une EMG à l’aiguille. Il aide à localiser l’origine d’une faiblesse ou d’une perte de sensibilité. Il peut être inconfortable et laisser de petits bleus, et son résultat s’interprète avec vos symptômes.

Avant l’examen, demandez à votre médecin : quelle question l’examen doit-il éclairer ? Quels membres seront étudiés ? Que changera le résultat pour la suite ? Que faire si le résultat est normal mais que les symptômes persistent ? Si votre médecin vous a prescrit l’examen, notre service de neurophysiologie à Bilbao réalise les électromyogrammes et les études de la conduction nerveuse ; le diagnostic et le traitement restent suivis par votre médecin.

Questions fréquentes sur l’électromyogramme

Ces réponses sont des informations générales et ne remplacent ni un examen ni un avis médical personnalisé.

Est-ce qu’un électromyogramme fait mal ?

Il peut être inconfortable ou douloureux, selon le Manuel MSD : les petits chocs électriques et l’aiguille se sentent, et des bleus peuvent apparaître. Le ressenti varie selon les personnes et les zones testées.

Combien de temps dure un électromyogramme ?

Les sources consultées ne donnent pas de durée. Elle dépend du nombre de nerfs et de muscles à étudier ; demandez une estimation au service qui réalise l’examen.

Comment se préparer à l’examen ?

Les sources ne détaillent pas de préparation. Suivez les consignes du service, apportez l’ordonnance et vos examens précédents, et signalez vos médicaments et appareils implantés.

Faut-il arrêter ses médicaments avant ?

N’arrêtez rien de vous-même. Signalez vos traitements, notamment ceux qui fluidifient le sang ; l’équipe et votre médecin vous diront s’il faut adapter quelque chose.

Quand a-t-on les résultats ?

Les sources ne précisent pas de délai. Les résultats sont interprétés par le médecin qui réalise l’examen et transmis à votre prescripteur ; demandez sur place quand vous recevrez le compte rendu.

Un électromyogramme normal veut-il dire qu’il n’y a rien ?

Pas toujours. Selon le Manuel MSD, la conduction peut être normale si les petites fibres nerveuses sont touchées ou si le problème se situe ailleurs. Votre médecin interprète le résultat avec vos symptômes.

Sources

  1. Manuel MSD (version pour le grand public) · Tests à la recherche de troubles du cerveau, de la moelle épinière et du système nerveux, juin 2025, mise à jour août 2025
  2. Manuel MSD (version pour le grand public) · Les faits en bref : électromyographie (EMG) et études de la conduction nerveuse, mai 2026

Ce guide est une information générale et ne remplace pas un avis médical. Le diagnostic et le traitement dépendent de votre examen et de vos antécédents. En cas d’urgence, appelez le 112 ou les services d’urgence de votre pays.