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Bruxisme : causes, conséquences et traitements

Mâchoire fatiguée au réveil, dents qui s’usent, un proche qui vous entend grincer des dents la nuit : le bruxisme est fréquent et souvent ignoré de la personne elle-même. Il peut abîmer les dents et entretenir des douleurs de la mâchoire. Ce guide s’appuie sur deux pages du Manuel MSD pour le grand public : « Grincements de dents (bruxisme) » (mars 2026) et « Troubles temporo-mandibulaires (TTM) » (août 2025). Il concerne l’adulte.

Thème
Kinésithérapie
Mis à jour
Temps de lecture
7 minutes
Relu par
Dr Itziar Gotxi Erezuma · Médecin ORL · Ordre des médecins de Biscaye n° 484809757

Qu’est-ce que le bruxisme ?

Le Manuel MSD définit le bruxisme comme le fait de serrer la mâchoire ou de grincer des dents. C’est un comportement rythmique, généralement non intentionnel : la personne ne s’en rend souvent pas compte, mais ses proches l’entendent.

La nuit, il n’existe pas de mécanisme de protection : la force de serrage peut atteindre environ 115 kilogrammes, selon le Manuel MSD. Le bruxisme est lié aux douleurs de la mâchoire et aux troubles temporo-mandibulaires, dont il est l’une des causes.

Bruxisme du sommeil et de l’éveil

Le Manuel MSD distingue le bruxisme nocturne, pendant le sommeil, et le bruxisme diurne, à l’éveil. Le serrage est généralement plus fort pendant le sommeil.

Dans la page sur les troubles temporo-mandibulaires, le Manuel MSD précise que la force exercée en serrant et en grinçant la nuit est beaucoup plus importante qu’en journée. Le serrement nocturne peut donner des maux de tête au réveil, qui diminuent dans la journée ; certaines personnes ont des symptômes en journée si elles continuent à serrer les dents.

Signes : dents, mâchoire, maux de tête

  • un proche qui entend des grincements la nuit ;
  • usure des dents, couronnes fracturées ou abîmées (Manuel MSD) ;
  • douleur, fatigue ou tension des côtés du visage au réveil ou après une période de stress ;
  • maux de tête, douleurs du cou ou de la mâchoire, chez certaines personnes seulement ;
  • difficulté à ouvrir grand la bouche quand les muscles masticateurs sont fatigués.

Aucun de ces signes ne suffit seul à mesurer le bruxisme : une usure ancienne, une douleur et une activité actuelle de serrage ne disent pas la même chose.

Causes et facteurs associés

Le Manuel MSD indique que les personnes atteintes d’apnée obstructive du sommeil et celles qui ont des troubles liés au stress et à l’anxiété peuvent être exposées à un risque de bruxisme. La page sur les troubles temporo-mandibulaires parle d’un serrement lié à un stress psychologique ou au sommeil.

Les sources consultées ne décrivent pas de « cause neurologique » unique du bruxisme, et ne le présentent pas comme purement psychologique. Elles ne disent pas non plus qu’il faut corriger l’alignement des dents pour le traiter. Si des ronflements ou des pauses respiratoires sont signalés, parlez-en au médecin : tout bruxisme n’est pas une apnée, mais les deux peuvent coexister.

Conséquences dentaires et musculaires

Selon le Manuel MSD, le grincement finit par user et endommager les dents, jusqu’à leur déchaussement. Les couronnes artificielles peuvent se fracturer ou s’abîmer ; si la porcelaine est sur la surface de mastication, c’est parfois la dent opposée qui s’use.

Côté muscles, la contraction répétée peut entraîner, chez certaines personnes, des maux de tête et des douleurs du cou ou de la mâchoire, parfois liés au syndrome douloureux myofascial temporo-mandibulaire, l’affection la plus fréquente de cette région.

Diagnostic

Les sources consultées décrivent peu le diagnostic du bruxisme lui-même. Le Manuel MSD note que les proches s’en aperçoivent souvent et recommande un examen dentaire avant de porter un protège-dents.

En cas de douleurs de la mâchoire, le dentiste ou le médecin examine les muscles et l’articulation ; si les douleurs et contractures persistent, une étude du sommeil (polysomnographie) peut rechercher un trouble du sommeil associé, selon la page sur les troubles temporo-mandibulaires.

Gouttière : protéger les dents

Le Manuel MSD conseille, à l’éveil, d’essayer consciemment de ne pas serrer ni grincer des dents. La nuit, un protège-dents de nuit en plastique placé entre les dents empêche les dents de frotter les unes contre les autres. En cas de bruxisme sévère, il peut aussi se porter le jour, pour protéger les dents et rappeler de ne pas serrer.

Ces appareils sont en général fabriqués et ajustés par un dentiste. Pour une simple usure, un protège-dents moulé à la maison peut parfois être conseillé par le dentiste, après examen. La gouttière protège les dents et laisse les muscles se reposer ; les sources ne promettent pas qu’elle fasse disparaître le bruxisme.

Kinésithérapie et gestion du stress

Pour les douleurs musculaires de la mâchoire, le Manuel MSD cite une kinésithérapie : étirements des muscles masticateurs, biofeedback pour apprendre à les relâcher, chaleur. La gestion du stress, parfois avec le biofeedback, et un soutien psychologique sont utiles à certaines personnes. Garder les dents séparées dans la journée aide à perdre l’habitude de serrer.

Après l’examen dentaire ou médical, l’équipe de kinésithérapie de notre centre de Bilbao peut vous accompagner avec des exercices de la mâchoire et du cou (les consultations se déroulent en espagnol) ; nous ne fabriquons pas de gouttières.

Toxine botulique : pour qui et limites

  • Ce que disent les sources : la page du Manuel MSD sur les troubles temporo-mandibulaires indique que la toxine botulique injectée dans le muscle est utilisée pour soulager les spasmes et les douleurs musculaires. La page sur le bruxisme ne mentionne pas la toxine.
  • Ce qu’elles ne disent pas : les sources consultées ne détaillent ni l’efficacité de la toxine sur le grincement lui-même, ni sa durée d’effet, ni les doses ; elle ne remplace pas l’examen dentaire et la protection des dents.
  • Dans notre centre : notre service de neurophysiologie à Bilbao pratique des injections de toxine botulique guidées par électromyographie pour le bruxisme, après évaluation ; aucun résultat ne peut être garanti.
  • Médicaments : les relaxants musculaires et somnifères cités pour les troubles de la mâchoire se prescrivent sur une courte durée et peuvent aggraver une apnée du sommeil ; n’arrêtez ni ne modifiez seul un traitement en cours.

En résumé : le journal de serrement

Le bruxisme consiste à serrer ou grincer des dents, la nuit ou le jour, souvent sans le savoir. Il peut user les dents et entretenir des douleurs de mâchoire. On le prend en charge par la vigilance le jour, un protège-dents ajusté par le dentiste et, selon les douleurs, kinésithérapie et gestion du stress. Pendant deux semaines, notez :

  • au réveil : mâchoire fatiguée, maux de tête, dents sensibles (0 à 10) ;
  • dans la journée : moments où vous vous surprenez à serrer (écran, conduite, concentration, stress) ;
  • ce que rapporte l’entourage : grincements, ronflements, pauses respiratoires ;
  • café, alcool, heures de sommeil ;
  • port de la gouttière et son effet ;
  • craquements ou blocage de la mâchoire.

Questions fréquentes sur le bruxisme

Ces réponses sont des informations générales et ne remplacent ni un examen ni un avis médical personnalisé.

Qu’est-ce que le bruxisme ?

Le fait de serrer la mâchoire ou de grincer des dents, de façon inconsciente, pendant le sommeil ou à l’éveil.

Pourquoi grince-t-on des dents la nuit ?

Le Manuel MSD cite l’apnée obstructive du sommeil et les troubles liés au stress et à l’anxiété comme facteurs de risque. Les sources ne décrivent pas de cause unique.

Quelles sont les conséquences du bruxisme ?

Usure et lésions des dents, couronnes abîmées et, chez certaines personnes, maux de tête et douleurs du cou ou de la mâchoire.

Comment arrêter le bruxisme ?

Le jour, essayer consciemment de ne pas serrer ; la nuit, porter un protège-dents ajusté par le dentiste. Les sources ne promettent pas sa disparition, mais la protection des dents.

La toxine botulique marche-t-elle contre le bruxisme ?

Le Manuel MSD la cite pour soulager les spasmes et douleurs musculaires de la mâchoire, sans détailler son effet sur le grincement. Elle se discute après évaluation, sans garantie de résultat.

La kinésithérapie peut-elle aider ?

Pour les douleurs musculaires associées, le Manuel MSD cite étirements, biofeedback et chaleur, ainsi que la gestion du stress. Elle complète la gouttière.

Sources

  1. Manuel MSD (version pour le grand public) · Grincements de dents (bruxisme), mars 2026
  2. Manuel MSD (version pour le grand public) · Troubles temporo-mandibulaires (TTM), août 2025

Ce guide est une information générale et ne remplace pas un avis médical. Le diagnostic et le traitement dépendent de votre examen et de vos antécédents. En cas d’urgence, appelez le 112 ou les services d’urgence de votre pays.