Les varices et le réseau veineux superficiel
Selon ameli.fr, une varice des jambes est une dilatation permanente d’une veine du réseau superficiel des membres inférieurs, qui devient tortueuse et allongée. Les varices sont le signe le plus fréquent de la maladie veineuse chronique, l’ensemble des anomalies des veines responsables de symptômes durables.
Les jambes ont deux réseaux de veines reliés par des veines perforantes : un réseau profond, dans les muscles, qui transporte 90 % du sang veineux, et un réseau superficiel, sous la peau, qui en transporte 10 % et peut être le siège de varices. Elles touchent le plus souvent les veines saphènes : la grande saphène remonte jusqu’à l’aine, la petite rejoint le réseau profond derrière le genou. Les varices peuvent donc être visibles sur la jambe et sur la cuisse.
ameli.fr décrit des stades : de 0 à 2, fourmillements, impatiences, petits vaisseaux visibles puis varices ; au stade 3, gonflements (œdèmes) ; de 4 à 6, troubles de la peau puis ulcères. À partir du stade 3, on parle d’insuffisance veineuse chronique.
Le retour veineux et le rôle des valvules
Le sang des veines remonte vers le cœur contre la pesanteur. Il est poussé par la contraction des muscles des mollets, qui fonctionnent comme une pompe, et par l’écrasement des veines de la plante des pieds à chaque pas. Les veines contiennent des valvules, de petits replis qui empêchent le sang de redescendre.
Selon ameli.fr, les varices apparaissent quand la pression augmente dans les veines, parce que la pompe musculaire est moins efficace et que les valvules ferment mal. Le sang reflue, stagne et la veine se dilate. C’est pourquoi la marche aide le retour veineux, alors que la station debout ou assise prolongée le freine.
Des facteurs associés, sans cause unique
- Hérédité : le risque augmente avec le nombre de proches qui ont des varices.
- Facteurs hormonaux : ameli.fr indique que la maladie veineuse chronique touche trois femmes pour un homme et que les symptômes sont souvent plus marqués avant les règles. La grossesse favorise les varices, et le risque augmente avec le nombre de grossesses.
- Posture et activité : le piétinement, la station debout prolongée et une activité physique insuffisante ne facilitent pas le retour veineux.
- Chaleur : sauna, soleil ou chauffage au sol dilatent les veines et accentuent la sensation de jambes lourdes.
- Surpoids : il peut favoriser les jambes lourdes, voire les varices.
Ces facteurs s’additionnent sans qu’aucun ne soit à lui seul « la » cause. Certains, comme l’hérédité, ne dépendent pas de la personne : avoir des varices n’est pas une faute.
Signes possibles et retentissement au quotidien
Avant même l’apparition des varices, ameli.fr cite :
- une sensation de jambes lourdes ;
- des impatiences, que seuls les mouvements soulagent, parfois avec des brûlures ou des sensations de courant électrique, surtout la nuit ;
- des démangeaisons ou des douleurs semblables à des crampes des mollets, surtout la nuit ;
- des chevilles, pieds ou jambes gonflés, davantage avec la chaleur, qui disparaissent en position couchée jambes surélevées.
Ces symptômes diminuent en position couchée jambes surélevées, au froid ou pendant l’exercice, et augmentent au fil de la journée, à la chaleur, en station debout ou assise prolongée, en cas de prise de poids, pendant la grossesse ou avant les règles. Au stade des varices, une ou plusieurs veines se dilatent, d’abord fines, puis forment un cordon bleuté et tortueux sous la peau des mollets ou des cuisses. Si les impatiences dominent, notre guide sur les jambes sans repos décrit un autre trouble à distinguer.
Varicosités et autres causes de gêne à distinguer
Les télangiectasies, aussi appelées varicosités, sont des réseaux de petits vaisseaux rouges dilatés, fins comme des cheveux, parfois en forme d’étoile. ameli.fr les classe parmi les premiers stades de la maladie veineuse : elles ne sont pas des varices au sens strict.
Une jambe lourde ou gonflée n’est pas toujours liée aux varices, et une varice n’est pas une phlébite. ameli.fr précise que la thrombose veineuse profonde est rare en cas de varices, car celles-ci touchent le réseau superficiel ; quand elle survient, un bilan recherche d’autres causes, comme une anomalie de la coagulation. Les varices ne renseignent pas sur l’état des artères. Devant un doute, c’est l’examen médical qui fait la différence.
Quand consulter rapidement pour un changement aigu
ameli.fr décrit trois complications aiguës : la thrombose veineuse superficielle (ou paraphlébite), la plus fréquente, où une varice se bouche avec un cordon chaud, rouge et douloureux ; plus rarement une thrombose veineuse profonde ; et la rupture de varice, surtout chez la personne âgée, qui peut saigner en jet ou former un hématome descendant vers la plante du pied.
Il est recommandé de consulter rapidement si :
- un cordon chaud, rouge et douloureux apparaît sous la peau, sur une veine de la jambe ou de la cuisse ;
- une douleur intense ou un gonflement soudain apparaît sur une jambe ;
- une varice saigne abondamment et le saignement ne s’arrête pas : en attendant les secours, levez la jambe et appuyez fortement dessus ;
- une plaie ouverte apparaît sur une jambe ou un pied ;
- un hématome apparaît sur une jambe sans raison.
Un mollet brutalement douloureux ou gonflé ne doit pas être massé en attendant l’avis médical.
Examen médical et écho-Doppler
ameli.fr recommande de consulter son médecin traitant si les varices dépassent 3 millimètres de diamètre, si la jambe est gonflée ou si la peau présente une zone anormalement brune ou au contraire très pâle et fine. Le médecin recherche les facteurs favorisants et examine les jambes debout puis couché : petits vaisseaux aux chevilles, varices, œdème en fin de journée, lésions de la peau comme une coloration ocre ou un eczéma.
Un écho-Doppler veineux confirme le diagnostic, mesure l’étendue de la maladie et permet d’envisager le traitement adapté à chaque situation. Le médecin traitant coordonne la prise en charge avec le médecin vasculaire, le radiologue ou le chirurgien.
Mesures quotidiennes et compression prescrite
Selon ameli.fr, le traitement est souvent conservateur. Les règles d’hygiène de vie, la lutte contre la sédentarité et contre le surpoids en font partie. La marche active la pompe des mollets ; éviter les positions debout ou assise prolongées et la chaleur aide à soulager les symptômes. Ces mesures soulagent et stabilisent, mais les sources ne disent pas qu’elles font disparaître une varice installée.
La compression médicale élastique est le traitement symptomatique de référence. Elle réduit la dilatation des veines, accélère le retour du sang, diminue le gonflement et améliore l’efficacité de la pompe du mollet. Elle est indiquée dès les premiers symptômes. Le médecin prescrit le type, la hauteur et la durée adaptés ; les chaussettes, bas ou collants se portent du matin au soir et se remplacent régulièrement, car ils perdent leur efficacité. La compression est contre-indiquée dans certaines maladies des artères des jambes : elle ne se choisit pas seule.
Ce que les sources nuancent
- Médicaments veinotoniques : ameli.fr indique qu’aucune étude n’a prouvé leur efficacité sur l’évolution de la maladie veineuse, mais qu’ils peuvent améliorer les symptômes, en cures. Ils ne remplacent ni l’hygiène de vie ni la compression.
- Classes de compression : ameli.fr cite, pour les varices en France, une compression de classe 2 ou 3 au long cours ; la prescription reste adaptée à chaque situation et à la tolérance.
- Sclérose : efficace dans les dilatations de petit diamètre, elle n’est pas sans risque : ameli.fr signale des effets indésirables cardiovasculaires rapportés avec certains produits sclérosants et une liste de contre-indications vérifiée par le médecin.
- Grossesse : ameli.fr précise que la compression est le seul traitement possible des varices pendant la grossesse ; les varices de la grossesse diminuent ou disparaissent souvent après l’accouchement.
- Évolution : la maladie peut rester stable toute la vie, s’aggraver progressivement ou se compliquer ; chaque cas est particulier.
En résumé : traitements des veines, suivi et récidive
Quand un traitement des veines est envisagé après l’écho-Doppler, plusieurs techniques existent : la sclérose (injection d’un produit liquide ou en mousse, au cabinet), le traitement endoveineux par la chaleur (laser ou radiofréquence, sous anesthésie locale et guidage échographique) et, plus rarement, la chirurgie, réservée aux varices importantes. Après une sclérose, des signes comme une douleur thoracique, un essoufflement, des troubles de la parole ou de la vue demandent un avis en urgence. Après une intervention, la marche est fortement recommandée.
Les varices relèvent d’une maladie chronique : ameli.fr indique que les récidives après chirurgie sont assez fréquentes et se traitent par des gestes complémentaires. Sans suivi, les complications chroniques possibles sont l’eczéma, les changements de couleur de la peau et l’ulcère de jambe, la plus redoutée. Un suivi régulier, la compression prescrite et les mesures quotidiennes limitent ces risques, sans promesse de disparition définitive.
Questions fréquentes sur les varices
Ces réponses sont des informations générales et ne remplacent ni un examen ni un avis médical personnalisé.
Quelle est la cause des varices ?
Un défaut de fermeture des valvules des veines et une pompe musculaire moins efficace, qui font stagner le sang. L’hérédité, les hormones, la station debout prolongée, la sédentarité, la chaleur et le surpoids les favorisent.
Comment peut-on les traiter ?
Le plus souvent par l’hygiène de vie et une compression élastique prescrite. Après écho-Doppler, une sclérose, un traitement par laser ou radiofréquence ou, plus rarement, une chirurgie peuvent être proposés.
Une varice peut-elle être dangereuse ?
Elle peut se compliquer : thrombose veineuse superficielle (la plus fréquente), plus rarement phlébite profonde, rupture avec saignement, et à long terme troubles de la peau ou ulcère. Beaucoup de varices restent stables.
Quand faut-il demander des soins rapidement ?
En cas de cordon chaud, rouge et douloureux, de douleur intense ou de gonflement soudain d’une jambe, de plaie ouverte, d’hématome sans raison ou de saignement abondant qui ne s’arrête pas.
La marche peut-elle aider les symptômes ?
Oui : la marche active la pompe des mollets et l’écrasement des veines du pied, qui aident le sang à remonter. Les symptômes diminuent souvent pendant l’exercice. Elle soulage, sans faire disparaître les varices.
La compression convient-elle à tout le monde ?
Non. Elle est prescrite par le médecin, qui choisit le type et la force, et elle est contre-indiquée dans certaines maladies des artères des jambes.
Sources
- ameli.fr (Assurance Maladie) · Varices des jambes : définition et facteurs prédisposants, 18/03/2026
- ameli.fr (Assurance Maladie) · Varices : symptômes, bilan et évolution, 18/03/2026
- ameli.fr (Assurance Maladie) · Traitement des varices des jambes, 16/03/2026
Ce guide est une information générale et ne remplace pas un avis médical. Le diagnostic et le traitement dépendent de votre examen et de vos antécédents. En cas d’urgence, appelez le 112 ou les services d’urgence de votre pays.
