Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale ?
Le Manuel MSD définit la commotion comme une altération de la fonction mentale ou du niveau de conscience provoquée par un traumatisme crânien. Elle peut impliquer une perte de connaissance, mais celle-ci n’est pas obligatoire : certaines personnes ressentent seulement une confusion, et d’autres ne se rendent même pas compte qu’elles ont subi une commotion.
Dans la commotion, il est possible qu’aucune lésion ne soit visible à la tomodensitométrie (TDM, ou scanner) ou à l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Les cellules du cerveau sont pourtant temporairement endommagées ou dysfonctionnelles, et la personne présente des symptômes notables. Une imagerie normale ne signifie donc pas qu’il n’y a pas eu de commotion.
Comment elle se produit
Le crâne protège le cerveau, qui baigne dans un liquide amortissant les chocs. Selon le Manuel MSD, lors d’un choc suffisamment important, le cerveau peut bouger à l’intérieur du crâne, jusqu’à en heurter les parois. Cela peut provoquer une lésion et altérer temporairement son fonctionnement.
La commotion survient lorsque la tête heurte violemment quelque chose. Le Manuel MSD cite par exemple :
- une chute avec choc de la tête ;
- un accident de la route ;
- un coup porté à la tête, avec les poings ou un objet ;
- de nombreux sports, qui exposent à un risque de commotion.
Symptômes physiques, cognitifs et émotionnels
Les symptômes de la commotion sont temporaires. Le Manuel MSD en cite un ou plusieurs parmi :
- confusion : paraître abasourdi ou hébété, répondre lentement, ne plus savoir le score ou l’équipe pour laquelle on joue ;
- perte de mémoire des événements juste avant ou juste après le choc ;
- maux de tête, vertiges, maladresse et problèmes d’équilibre ;
- vision double et sensibilité à la lumière ;
- nausées et vomissements ;
- bourdonnements d’oreilles (acouphènes), perte de l’odorat ou du goût.
Une perte de connaissance peut survenir pendant une brève période, rarement plus de 15 minutes. Dans les jours suivants, des difficultés de concentration, une irritabilité, des changements d’humeur, de l’anxiété ou une humeur dépressive peuvent faire partie du syndrome post-commotionnel décrit plus bas.
Signes d’alerte qui imposent les urgences
Le Manuel MSD indique que si les symptômes s’aggravent, la personne qui a subi une commotion doit se rendre chez le médecin ou à l’hôpital pour être évaluée. En cas de situation grave, appelez le 15 ou le 112.
Les sources consultées ne détaillent pas de liste complète de signes d’alerte. Elles rappellent seulement que le médecin a besoin de s’assurer que le cerveau ne saigne pas et que ses structures ne sont pas atteintes. Un choc à la tête mérite donc un avis médical, même si la personne n’a pas perdu connaissance.
Évaluation médicale et imagerie
Selon le Manuel MSD, le médecin pose le diagnostic en s’appuyant sur les symptômes survenus après le traumatisme crânien. Pour s’assurer que les structures cérébrales ne sont pas endommagées, il peut être nécessaire de faire une TDM, une IRM ou les deux.
La page « faits en bref » précise qu’une TDM peut ne pas être nécessaire si les symptômes ont disparu quelques minutes après le choc. C’est le médecin qui en décide selon la situation : cette phrase n’est pas un critère pour se passer soi-même d’un avis. S’il n’y a pas de lésion structurale, seuls les symptômes sont traités.
Les premiers jours
Le Manuel MSD indique qu’un repos du corps et du cerveau constitue le meilleur traitement de la commotion. Contre la douleur, notamment les maux de tête, le médecin prescrit un antalgique simple.
Il ne faut pas prendre d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris aux doses vendues sans ordonnance, car ils interfèrent avec la coagulation du sang et peuvent contribuer au saignement de vaisseaux endommagés. Demandez au médecin ou au pharmacien avant toute automédication.
Sur le sommeil, les sources consultées ne donnent pas de consigne : elles ne recommandent ni de réveiller la personne ni de la garder éveillée. Elles citent seulement les difficultés à dormir parmi les symptômes post-commotionnels. Suivez les consignes du médecin qui vous a examiné.
Reprise progressive des activités
Le repos et une observation étroite sont des éléments importants, souligne le Manuel MSD. Les sources consultées ne décrivent pas de calendrier précis pour reprendre le travail, les études ou les écrans : la reprise se décide avec le médecin, en fonction des symptômes.
Les personnes ayant déjà eu une commotion semblent plus susceptibles d’en subir une autre, en particulier si un nouveau choc survient avant que les symptômes de la précédente aient totalement disparu. C’est une raison de ne pas reprendre trop tôt les activités à risque de chute ou de choc.
Reprise du sport
Le Manuel MSD recommande de ne pas pratiquer de sport de contact après une commotion tant que tous ses effets néfastes ne se sont pas complètement résolus et qu’une évaluation médicale n’a pas été effectuée. La page « faits en bref » ajoute qu’il faut attendre que le médecin confirme que le traumatisme est totalement guéri.
Les athlètes doivent retourner jouer progressivement, après des étapes spécifiques de rééducation. Les sources consultées ne détaillent pas ces étapes : elles se définissent avec le médecin. La répétition des commotions pourrait augmenter le risque ultérieur de démence, de maladie de Parkinson et de dépression, d’où l’importance de ne pas brûler les étapes.
Symptômes qui durent et nuances des sources
Le syndrome post-commotionnel regroupe des symptômes qui apparaissent parfois jusqu’à quelques semaines après la commotion : maux de tête, étourdissements et vertiges, difficultés à dormir, fatigue, problèmes de mémoire à court terme, difficultés de concentration, sensibilité à la lumière ou au bruit, irritabilité, changements d’humeur, dépression et anxiété.
- Durée : la page détaillée indique que ces symptômes sont fréquents la première semaine et se résolvent généralement pendant la deuxième ; la page « faits en bref » dit qu’ils disparaissent le plus souvent sous une semaine ou deux. Plus rarement, ils persistent des mois, voire des années.
- Traitement : il dépend de la sévérité des symptômes ; une psychothérapie peut aider en cas de troubles émotionnels.
- Consulter sans attendre : si les symptômes durent ou gênent la vie quotidienne, il n’y a pas lieu d’attendre une aggravation pour en parler au médecin.
- Risque à long terme : il concerne les commotions répétées ; les sources ne disent pas qu’une démence suit inévitablement un choc.
En résumé : points à signaler au médecin
La commotion cérébrale est une perturbation temporaire du cerveau après un choc à la tête, avec ou sans perte de connaissance, et souvent sans lésion visible à l’imagerie. Le repos du corps et du cerveau est le traitement de base ; les AINS sont à éviter, les sports de contact attendent l’accord du médecin, et toute aggravation impose une évaluation.
- comment s’est produit le choc et si vous avez perdu connaissance, même brièvement ;
- les symptômes, leur heure d’apparition et leur évolution ;
- tous vos médicaments, en particulier ceux qui agissent sur la coagulation : ne les arrêtez pas sans avis médical ;
- vos antécédents de commotion et votre pratique sportive ;
- ce qui vous gêne au travail, à l’école ou au sommeil.
Notre centre ne prend pas en charge les commotions cérébrales : parlez-en à votre médecin traitant ou à un neurologue.
Questions fréquentes sur la commotion cérébrale
Ces réponses sont des informations générales et ne remplacent ni un examen ni un avis médical personnalisé.
Quels sont les symptômes d’une commotion cérébrale ?
Selon le Manuel MSD : confusion, perte de mémoire autour du choc, maux de tête, vertiges, troubles de l’équilibre, vision double, sensibilité à la lumière, nausées, acouphènes, parfois une brève perte de connaissance.
Combien de temps dure une commotion cérébrale ?
Les symptômes post-commotionnels disparaissent le plus souvent en une ou deux semaines selon le Manuel MSD ; plus rarement, ils persistent des mois. Parlez-en au médecin s’ils durent.
Peut-on dormir après une commotion ?
Les sources consultées ne donnent pas de consigne sur le sommeil, ni pour réveiller la personne ni pour la garder éveillée. Suivez les instructions du médecin qui l’a examinée.
Quand faut-il aller aux urgences ?
Le Manuel MSD indique de se rendre chez le médecin ou à l’hôpital si les symptômes s’aggravent. En cas de situation grave, appelez le 15 ou le 112.
Quand reprendre le sport ?
Pas de sport de contact tant que tous les effets de la commotion ne sont pas résolus et que le médecin ne l’a pas autorisé ; la reprise se fait progressivement, par étapes.
Que faire si les symptômes persistent ?
Consultez votre médecin sans attendre une aggravation. Le traitement du syndrome post-commotionnel dépend des symptômes ; une psychothérapie peut aider en cas de troubles émotionnels.
Sources
- Manuel MSD (version pour le grand public) · Commotion (Lésions et intoxications), octobre 2024
- Manuel MSD (version pour le grand public) · Les faits en bref : commotion, octobre 2025
Ce guide est une information générale et ne remplace pas un avis médical. Le diagnostic et le traitement dépendent de votre examen et de vos antécédents. En cas d’urgence, appelez le 112 ou les services d’urgence de votre pays.
